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Tome II.
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DES EMPRUNTS PAR SOUSCRIPTION.

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rente au lien d’en inscrire 20 millions qui auraient procuré le même ca-pital si les compagnies de traitants avaient donné 100 francs, qui est lasomme dont le gouvernement s’est reconnu débiteur envers les prêteurs./'C’est grâce aux emprunts par souscription que des traitants ont pupomper dans tous les coins de l’Europe les capitaux de toutes dimensions: qui s’y trouvaient disponibles, pour les livrer aux puissances, et que lesij épargnes les plus innocentes, comme les gains les plus coupables, au lieuI de servir à féconder des terres incultes et tous les genres d’industrie pro-ij fitablcs, ont favorisé des dépenses funestes au bonheur des nations C’esti ainsi que des puissances qui n’avaient aucun crédit auparavant ont puj cependant emprunter à des conditions que n’obtiennent pas toujours lesr meilleures hypothèques territoriales!: le roi de Naples à 94 en reconnais-: saut au prêteur un capital de cent; la Russie à 95 1/2; l’Autriche à 9G;

: la Prusse à 99 1/2 V

: On prétend qu’il est de l’intérêt des nations que leurs gouvernements

empruntent à bon marché, parce que les peuples ont alors d’autant moinsd’intérêts à payer. Cette raison serait fort bonne si les besoins indispen-sables déterminaient seuls la quotité des sommes empruntées; mais si lesbesoins se multipliaient d’autant plus qu’on a plus de facilité pour les sa-: tisfaire; si le bas intérêt, au lieu de diminuer la somme de rentes qui pèsesur les contribuables, n’avait d’autre effet que de grossir la somme des! capitaux qu’on détruit; si l’Etat qui emprunte au plus bas intérêt (l’An-gleterre) étati aussi celui qui a le plus de dettes et se trouve chargé d’uneplus grosse somme d’intérêts, pourrait-on soutenir qu’une nation gagneà emprunter à bon marché? L’intérêt des peuples n’est point que leursgouvernements empruntent à un taux modéré : c’est qu’ils n’empruntentpas du tout * * * 4 5 . Il est à craindre que plus ils ont de facilité pour trouver del’argent, plus ils en aient pour en dépenser. II est à craindre que cette

' « En réunissant le capital de toutes les dettes publiques de l’Europe, je

trouve qu’il s’élève de 38 à 40 milliards de francs, dont l’Angleterre seule doit

plus des trois quarts. « Dufresne Saint-Léon : Étude du crédit public, page 128.

4 Voyez les Réflexions sur la réduction de la rente, par M. J. Lalïîte, page 43.

5 On dira que cette maxime est fort bonne lorsqu’on est libre de dépenser oude ne dépenser pas ; mais qu’elle ne convient pas lorsqu’il s’agit de payer untribut imposé de force. A cela je n’ai rien à répondre : celui qui impose un tribut

{ est un ennemi ; et il est bien évident que lorsqu’on ne sait pas s’acquitter enverslui avec du fer, il faut s’acquitter avec de l’or.