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Tome II.
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1)E L’UTILITÉ DU CRÉDIT PUBLIC.

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; mauvaises mesures, n’ûierail rien aux ressources que les bonnes mérite-raient de rencontrer’.

.Celte forme d’emprunts rendrait leur extinction plus facile, et chaquefonds d’amortissement aurait tout son effet parce qu’il ne serait pas divisé.C’est ce qu’ont très bien senti des hommes qui 11 e sont pas moins recom-; mandablesparleursavoirenfinancesque parla pureté de leurs intentions”.

U me semble que, convaincus comme nous devons l’être de la fâcheuse| influence que la faculté d’emprunter met entre les mains des gouverne-ments, les publicistes honnêtes gens doivent tendre à fortifier le créditcapable d’accomplir de louables desseins, et affaiblir celui dont l’erreur ouI les passions politiques se servent pour le malheur de l’humanité. Si nousI comparons la dépense où la dernière grande lutte à précipité l’Angleterrei cl la France, avec les avantages que l’une et l’autre en ont recueillis, noustrouverons que le crédit public a valu à l’Angleterre la faculté d’emprunter,seulement de l’année 1793 à Tannée 1818, tant en renies consolidéesqu’en billets de l’échiquier, et en déduisant les fonds amortis par le rachat,une somme qui 11 e s'élève pas, en principal, à moins de 10 milliards700 millions de francs, d’où résulte une dette qui double ses dépenses| annuelles qui rend toute consommation difficile pour ses habitants, sauf1 ceux qui jouissent d’une grande fortune; une dette qui l’épuise à telpoint que, malgré l’orgueil national qui la tourmente, elle ne réussit pasà influer sur les affaires générales de l’Europe. Taudis que la France ,avec une dette beaucoup trop considérable sans doute, mais qui, pour-tant s’élève à peine, en principal, à 4 milliards 1 2 * * 5 , a conquis un gouverne-

1 Grâce à la fusion de toutes les rentes françaises en une seule masse (le grandlivre de la dette publique), les rentes qui ont servi à rétablir le pouvoir absoluet le pouvoir sacerdotal en Espagne jouissent de la même faveur que celles quiont servi à les détruire en France. C’est le fruit de la pusillanimité du ministre(M. de Richelieu) qui consentit, comme on sait, à la suggestion d’un banquieranglais (M. Bariug), à confondre la dette ancienne de la France avec la nouvelle;de manière qu’il ne fût plus possible de distinguer l’une de l’autre. Voyez Eludedu crédit public, par M. Dufresne de Saint-Léon, page 62.

2 Voyez, outre les Etude du crédit public, par M. Dufresne de Saint-Léon, les

Discours de M. Laffitte, notamment celui qu’il a prononcé dans la chambre des

députés,(le 14 mai 1828.

5 En y comprenant même 1300 millions pour la guerre d’Espagne en 1823 epour l'indemnité donnée aux émigrés.