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Tome II.
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HUITIÈME PARTIE.

CHAPITRE XVI.

ment représentatif, l’égalité des droits et des impôts, un code de lois uui-formes, la liberté de la presse, et une amélioralien sensible dans soninstruction et dans ses moeurs.

Les meilleurs économistes d’Angleterre ont discuté la question de sa-voir s’il convenait à une nation de subvenir aux dépenses extraordinaires,comme à celle d’une guerre, par des emprunts ou par des impôts ; c’est-à-dire par des contributions levées sur les peuples dans le temps mêmede la guerre, et qui cessent à la paix, ou par des contributions moinsfortes, mais durables et progressives, destinées à payer seulement lesintérêts des emprunts annuels'. Ils ont été unanimes à préférer les im-pôts aux emprunts.

Il est incontestable que, si l’on veut suivre la voie la plus aisée, mais enmême temps la plus funeste, on dépensera seulement le principal qu’onempruntera celle année, et Ton ne chargera le contribuable que d’un in-térêt. Pour défendre cette opinion, on représente que la dépense d’uneannée de guerre dépasse la borne des facultés annuelles d’une nation, siles capitalistes ne viennent à son secours. Mais il convient de calculer lescharges qui résultent d’un nouveau capital dépensé chaque année, et dontles intérêts, joints au fonds d’amortissement, croissant, de même que lesintérêts, durant chaque année de guerre, laissent à la paix une nation ac-cablée d’une dépense annuelle supérieure à celle que Ton regardait, dèsla première année, comme dépassant les forces de la nation.

La Revue d'Édimbourg, dans un article attribué à M. Mac Culloch, afait un relevé des contributions payées par le peuple anglais depuis lapremière année de la guerre (1793) jusques après la dernière (1816), etelle a trouvé que, pour les 24 années, la dépense n’a excédé les rentréesfournies par l’impôt réellement payé que de 114 millions sterling. Ce quifait, pour chaque année de guerre, quatre millions et demi seulement (ou112,600,000 francs), auxquels il a fallu pourvoir par des moyens decrédit (qui se réduisent tous à des emprunts).

' Les intérêts des emprunts peuvent tous être considérés comme perpétuels;car si on en rembourse par portions le principal, on se rapproche jusqu’à un cer-point du paiement fait à présent d’une partie de la dépense présente. Le paie-ment de la totalité des dépenses de Tannée, dans Tannée, est le système del’amortissement poussé à sa plus grande perfection ; c’est l’amortissement dansTannée; c’est l’équivalent de l’escompte qu’on ferait des intérêts de la dette.