DE LA COMPTABILITÉ COMMERCIALE.
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en particulier, et le porte sur son grand livre, au compte du correspon-dant que celle affaire rend son créancier ou son débiteur. Le grand livrepeut passer, comme on voit, pour le classement ou le répertoire du journal.
Chaque compte de correspondant occupe, sur le grand livre, deuxpages, les deux qui sont en regard. On a soin de coucher sommairement,et en une seule ligne, sur la page de gauche, les affaires qui constituentle correspondant débiteur, et, sur la page de droite, celles qui le consti-tuent créancier ou créditeur. Il suffit, dès lors, chaque fois qu’on veutconnaître si ce correspondant doit plus ou moins qu’on ne lui doit, d’addi-tionner l’un et l’autre côté de son compte et de comparer les résultats.
Quand un négociant règle ses comptes avec un correspondant (ce quiarrive au moins une fois tous les ans), il réduit tout compte antérieur àun solde qui est la différence du débit ou crédit, et, après qu’on s’est réci-proquement entendu, ce solde forme le premier article d’un compte nou-veau.
Tel est le fond de toutes les écritures d’un négociant; mais pour mettreun plus grand ordre dans les détails de son affaire, il a plusieurs autresregistres au moyen desquels il peut se rendre compte en détail de chaquepartie. Il a un livre de caisse qui présente, sur la page de gauche, toutesles recettes, et sur la page de droite, tous les paiements opérés à mesurequ’ils ont lieu. Chaque jour le caissier fait ce qu’il appelle le compte de sacaisse, c’est-à-dire vérifie, après que toutes les recettes et tous les paie-ments de la journée ont été terminés, si les espèces qui s’y trouvent serapportent avec celles qui ont été couchées sur le registre. Il a un livred’entrée et de sortie des marchandises, afin de pouvoir chaque jour vérifierde même l’existence de celles qui doivent se trouver dans son magasin, ouse rendre compte de la manière dont il en a été disposé.
Les négociants ont encore un registre où sont copiées toutes les lettresqu’ils écrivent, et qui sert de contrôle aux autres registres ; parce que,excepté dans les ventes au détail, toutes les affaires qui se font se cons-tatent par lettres.
Toutefois, vous concevez que, si par l’oubli d’un commis ou par une er-reur de plume, tel article est omis, ou s’il a été mal couché, on n’est pasnécessairement averti de l’erreur. Dans la tenue des livres en parties doubles,chaque article est contrôlé par un autre article correspondant, tellementqu’il faudrait commettre deux erreurs précisément de la même somme,cl qui se balançassent l’une par l’autre, pour qu’on n’en fût pas averti. Lamême méthode permet en outre qu’on se rende compte beaucoup plus