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Tome II.
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HISTOIRE ABRÉGÉE DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE.

cher dans les nombreux écrits qui ont pour objet de les exposer et de lescombattre' ; je me contenterai de dire que, sauf celles qui ont rapport àl’impôt, elles sont presque toutes favorables au bien public, à la saine po-litique et à la bonne morale. Us arrivent à des conclusions semblables àcelles auxquelles les derniers progrès de la science ont couduit les publi-cistes, mais par des motifs différents®.

Les hommes ne changent guère d’opinion que dans leur jeunesse. Si,passé un certain âge, on peut acquérir des idées justes sur des sujets aux-quels on n’a jamais pensé, on ne rectifie point des idées fausses protégéespar une longue habitude. Les écrivains qui avaient professé les doctrinesde Quesnay dans leurs différentes nuances les ont conservées et défenduesjusqu’au tombeau. Nous avons vu le marquis Germain Garnier demeureréconomiste du siècle dernier, après avoir traduit, analysé lui-même la ré-futation irréfragable qu’Adam Smith a faite de leur système, beaucouptrop restreint, de production 5 . Mais ce qui ne demeure pas réfuté pourdes cervelles endurcies, Test pour les jeunes intelligences à qui l’avenirappartient. Je ne crois pas qu’il reste maintenant un seul partisan de ladoctrine de Quesnay 1 2 * 4 ; on n’en a conservé que les propositions qui ont

’ Voyez aussi dans cet ouvrage, tome I, pager 25, 41, 45, 212, 213, 302, 531;tome II, page 400.

2 Ils pensaient, par exemple, qu’il convient de réduire par la concurrence, autaux le plus bas, les frais de production qui diminuent le produit net , suivanteux le seul produit sur lequel vit la société. Les économistes de notre tempsréclament la même liberté d’industrie dans le but de diminuer les frais de pro-duction, parce que’, suivant eux, les consommateurs, c’est-à-dire la société,est d’autant plus riebe, que les producteurs, obtenant les produits à meilleurmarché, peuvent les donner à plus bas prix. Mais, par une inconséquence quivient de ce que les partisans de Quesnay n’avaient pas bien approfondi la naturedes richesses, ils veulent que les produits agricoles soient chers, pour que leproduit net soit plus considérable. Voyez au tome 1 er , page 212 de cet ouvrage-ci,qu’il n’y a de produit net que relativement aux intérêts des particuliers, et quela société vit sur son produit brut.

5 Voyez les notes que Garnier a jointes à sa traduction de Smith, note LX,2 e édition.

4 Je me trompe : un professeur à l’université de Berlin, M. Schmalz, a re-produit la doctrine de Quesnay dans un ouvrage traduit en 1826 ! « Pour moi,« dit-il (tome I, page 226). je fais humblement l’aveu que le système deQuesnay