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Tome sixième.
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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.

foyer des plus grands miroirs, ne produit point d’effet sensiblesur le thermomètre.

On distingue, surtout près des nouvelles lunes, la partie dudisque lunaire qui n’est point éclairée par le soleil. Cette faibleclarté, que l’on nomme lumière cendrée, est due, au moins engrande partie, à la lumière que l’hémisphère éclairé de la terreréfléchit sur la lune; et ce qui le prouve, c’est qu’elle est plussensible vers la nouvelle lune, quand une plus grande partie decet hémisphère est dirigée vers cet astre. En effet, il est visibleque la terre offrirait à un observateur placé sur la lune, des phasessemblables à celles que la lune nous présente, mais accompagnéesd’une plus forte lumière, à raison de la plus grande étendue dela surface terrestre.

Le disque lunaire présente un grand nombre de taches inva-riables que l’on a observées et décrites avec soin. Elles nousmontrent que cet astre dirige toujours vers nous à peu près lemême hémisphère; il tourne donc sur lui-même, dans un tempségal à celui de sa révolution autour de la terre; car si l’on ima-gine un observateur placé au centre de la lune supposée transpa-rente, il verra la terre et son rayon visuel se mouvoir autour delui; et comme ce rayon traverse toujours au même point, à peuprès, la surface lunaire, il est évident que ce point doit tourneren même temps, et dans le même sens que la terre, autour del’observateur.

Cependant l’observation suivie du disque lunaire fait aper-cevoir de légères variétés dans ses apparences : on voit les tachess’approcher et s’éloigner alternativement de ses bords. Celles quien sont très-voisines disparaissent et reparaissent successivement,en faisant des oscillations périodiques que l’on a désignées sousle nom de libration de la lune. Pour se former une juste idée descauses principales de ce phénomène, il faut considérer que ledisque de la lune, vu du centre de la terre, est termine par la