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LIVRE QUATRIÈME.
lution, pourvu quelle (lilîère peu d’une sphère, on peut toujoursassigner un solide elliptique de révolution avec lequel la préces-sion et la nutation seraient les mêmes. Ainsi, dans l’hypothèse deBouguer , dont on a parlé dans le chapitre vu, et suivant laquelleles accroissements des degrés sont proportionnels à la quatrièmepuissance du sinus de la latitude, ces phénomènes sont exacte-ment les mêmes que si la terre était un ellipsoïde d’une ellipticitéégale à et l’on vient de voir que les observations ne permettentpas de lui supposer une ellipticité plus grande que 2^; cesobservations concourent donc, avec celles du pendule, à lairerejeter cette hypothèse.
On a supposé, dans ce qui précède, que la terre est entièrementsolide; mais cette planète étant recouverte, en grande partie, parles eaux de la mer, leur action ne doit-elle pas changer les phé-nomènes de la précession et de la nutation ? C’est ce qu’il imported’examiner.
Les eaux de la mer cédant, en vertu de leur fluidité, aux attrac-tions du soleil et de la lune, il semble, au premier coup d’œil,que leur réaction ne doit point influer sur les mouvements de l’axede la terre : aussi d’Alembert et tous les géomètres qui se sontoccupés, après lui, de ces mouvements, l’ont entièrement négli-gée; ils sont même partis de là pour concilier les quantités obser-vées de la précession et de la nutation avec les mesures des degrésterrestres. Cependant, un plus profond examen de cette matièrenous montre que la fluidité des eaux n’est pas une raison suffi-sante pour négliger leur effet sur la précession des équinoxes; carsi, d’un côté, elles obéissent à l’action du soleil et de la lune, d unautre côté, la pesanteur les ramène sans cesse vers l’état d équi-libre, et ne leur permet de faire que de très-petites oscillations;il est donc possible que, par leur attraction et leur pression surle sphéroïde qu’elles recouvrent, elles rendent, au moins en partie,à l’axe de la terre, les mouvements qu’il en recevrait si elles venaient
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