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Tome sixième.
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NOTES.

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projetées sur le plan de son équateur, étant toujours la même, la rota-tion doit être plus prompte quand ces molécules se rapprochent ducentre du soleil. La force centrifuge, due à ce mouvement, devenantainsi plus grande, le point où la pesanteur lui est égale est plus prèsde ce centre. En supposant donc, ce qu’il est naturel d’admettre, quel’atmosphère s’est étendue, à une époque quelconque, jusqu’à sa limite,elle a dû, en se refroidissant, abandonner les molécules situées à cettelimite et aux limites successives produites par l’accroissement de la ro-tation du soleil. Ces molécules abandonnées ont continué de circulerautour de cet astre, puisque leur force centrifuge était balancée par leurpesanteur. Mais cette égalité n’ayant point lieu par rapport aux moléculesatmosphériques placées sur les parallèles à l’équateur solaire, celles-ci sesont rapprochées, par leur pesanteur, de l’atmosphère à mesure qu’ellese condensait, et elles n’ont cessé de lui appartenir qu’autant que, parce mouvement, elles se sont rapprochées de cet équateur.

Considérons maintenant les zones des vapeurs successivement aban-données. Ces zones ont dû, selon toute vraisemblance, former, par leurcondensation et l’attraction mutuelle de leurs molécules, divers anneauxconcentriques de vapeurs circidant autour du soleil. Le frottement mu-tuel des molécules de chaque anneau a dû accélérer les unes et retarderles autres jusqu’à ce quelles aient acquis un même mouvement angulaire.Ainsi les vitesses réelles des molécules plus éloignées du centre de l’astreont été plus grandes. La cause suivante a dû contribuer encore à cettedifférence de vitesse : les molécules les plus distantes du soleil et qui, parles effets du refroidissement et de la condensation s’en sont rapprochéespour former la partie supérieure de l’anneau, ont toujours décrit des airesproportionnelles aux temps, puisque la force centrale dont elles étaientanimées a été constamment dirigée vers cet astre ; or cette constance desaires exige un accroissement de vitesse à mesure qu’elles s’en sontrapprochées. On voit que la même cause a dû diminuer la vitesse desmolécules qui se sont élevées vers l’anneau pour former sa partieinférieure.

Si toutes les molécules d'un anneau de vapeurs continuaient de se

condenser sans se désunir, elles formeraient à la longue un anneau liquide

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TOME VT.