NOTES.
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rareté, soit parce que leur mouvement est, à tort peu près, le mêmeque celui des planètes quelles rencontrent.
L’examen approfondi de toutes les circonstances de ce système accroîtencore la probabilité de notre bypotbèse. La fluidité primitive des pla-nètes est clairement indiquée par l’aplatissement de leur figure, con-forme aux lois de l’attraction mutuelle de leurs molécules; elle est, deplus, prouvée, pour la terre, par la diminution régulière de la pesanteur,en allant de l’équateur aux pôles. Cet état de fluidité primitive, auquelon est conduit par les phénomènes astronomiques, doit se manifester dansceux que l’histoire naturelle nous présente. Mais, pour l’y retrouver, ilest nécessaire de prendre en considération l'immense variété des combi-naisons formées par toutes les substances terrestres mêlées dans l’état devapeurs, lorsque l’abaissement de la température a permis à leurs élé-ments de s’unir; il faut ensuite considérer les prodigieux changementsipie cet abaissement a dû successivement amener dans l’intérieur et à lasurface de la terre, dans toutes ses productions, dans la constitution etla pression de l’atmosphère, dans l’Océan et dans les corps qu il a tenusen dissolution. Enfin, il faut avoir égard aux changements brusques, telsque de grandes éruptions volcaniques, qui ont dû troubler, à diversesépoques, la régularité de ces changements. La géologie suivie sous cepoint de vue, qui la rattache à l’astronomie, pourra, sur beaucoup d’ob-jets, en acquérir la précision et la certitude.
Un des phénomènes les plus singuliers du système solaire est l’égalitérigoureuse que l’on observe entre les mouvements angulaires de rota-tion et de révolution de chaque satellite. H y a l’infini, contre un, à parierqu’il n’est point l’effet du hasard. La théorie de la pesanteur universellefait disparaître l’infini de cette invraisemblance, en nous montrant qu ilsuffit, pour l’existence du phénomène, qu’à l’origine ces mouvementsaient été très-peu différents. Alors l’attraction de la planète a établi entreeux une parfaite égalité; mais, en même temps, elle a donné naissanceà une oscillation périodique dans l’axe du satellite dirigé vers la planète,oscillation dont l’étendue dépend de la différence primitive des deuxmouvements. Les observations de Mayer, sur la libration de la lune, etcelles que MM. Bouvard et Nicollet viennent de faire sur le même objet,