I.XXXIV
INTRODUCTION.
celles du jour, dont l’étendue est de deux millimètres. L’incons-tance de nos climats n’a point dérobé cette variation à nos obser-vateurs, quoiqu’elle y soit moins sensible qu’entre les tropiques'. 1En appliquant les formules de probabilité aux observations nom'-breuses et précises faites par Ramond pendant plusieurs annéesconsécutives, on voit quelles indiquent l’existence de ce phéno-mène avec une extrême probabilité. Ces observations lui ont faitdécouvrir encore une variation dans le baromètre, dépendantedes saisons. Il trouve sa hauteur moyenne de chaque mois, à sonpremier maximum, peu après le solstice d’hiver, et à son premierminimum en avril ; un second maximum a lieu vers le solsticed’été, et le second minimum en septembre. L’analyse nous montreque ces résultats sont déjà indiqués avec vraisemblance : ils sontconfirmés d’ailleurs par d’autres observations. La suite des tempsfera connaître si les mois des plus grandes et des plus petiteshauteurs sont les mêmes dans les climats divers. Ces varia-tions annuelles et diurnes du baromètre sont dues sans doute,ainsi que les vents alizés et les moussons, à la chaleur solairecombinée avec le mouvement de rotation de la terre. Mais ilest presque impossible de soumettre au calcul des effets aussicompliqués.
On peut encore, par l’analyse des probabilités, vérifier l’exis-tence ou l’influence de certaines causes dont on a cru remarquerl’action sur les êtres organisés. De tous les instruments que nouspouvons employer pour connaître les agents imperceptibles de lanature, les plus sensibles sont les nerfs, surtout lorsque des causesparticulières exaltent leur sensibilité. C’est par leur moyen qu’ona découvert la faible électricité que développe le contact de deuxmétaux hétérogènes; ce qui a ouvert un champ vaste aux re-cherches des physiciens et des chimistes. Les phénomènes singu-liers qui résultent de l’extrême sensibilité des nerfs dans quelquesindividus ont donné naissance à diverses opinions sur l’existence