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Tome septième.
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LXXXV
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INTRODUCTION.

I.XXXV

d’un nouvel agent que l’on a nommé magnétisme animal, sur l’ac-tion du magnétisme ordinaire, et sur l’influence du soleil et dela lune, dans quelques affections nerveuses; enfin sur les impres-sions que peut faire éprouver la proximité des métaux ou d’uneeau courante. Il est naturel de penser que l’action de ces causesest très-faible, et qu’elle peut être facilement troublée par des cir-constances accidentelles; ainsi, parce que, dans quelques cas, ellene s’est point manifestée, on ne doit pas rejeter son existence.Nous sommes si loin de connaître tous les agents de la nature etleurs divers modes d’action, qu’il serait peu philosophique denier les phénomènes, uniquement parce qu’ils sont inexplicablesdans l’état actuel de nos connaissances. Seulement, nous devonsles examiner avec une attention d’autant plus scrupuleuse qu’ilparaît plus difficile de les admettre ; et c’est ici que le calcul desprobabilités devient indispensable, pour déterminer jusqu’à quelpoint il faut multiplier les observations ou les expériences, afind’obtenir, en faveur des agents quelles indiquent, une probabilitésupérieure aux raisons que l’on peut avoir, d’ailleurs, de ne pasles admettre.

Le calcul des probabilités peut faire apprécier les avantages etles inconvénients des méthodes employées dans les sciences con-jecturales. Ainsi, pour reconnaître le meilleur des traitements enusage dans la guérison d’une maladie, il suffit d’éprouver chacund’eux sur un même nombre de malades, en rendant toutes lescirconstances parfaitement semblables; la supériorité du traitementle plus avantageux se manifestera de plus en plus, à mesure quece nombre s’accroîtra; et le calcul fera connaître la probabilitécorrespondante de son avantage et du rapport suivant lequel ilest supérieur aux autres.