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Tome septième.
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Cil

INTRODUCTION.

il serait le meilleur si chaque électeur inscrivait sur son billet lesnoms des candidats, dans l’ordre du mérite qu’il leur attribue;mais les intérêts particuliers et beaucoup de considérations étran-gères au mérite doivent troubler cet ordre, et faire placer quel-quefois au dernier rang le candidat le plus redoutable à celuique l’on préfère, ce qui donne trop d’avantage aux candidatsd’un médiocre mérite. Aussi l’expérience a-t-elle fait abandon-ner ce mode d’élection, dans les établissements qui l’avaientadopté.

1.’élection à la majorité absolue des suffrages réunit à la cer-titude de n’admettre aucun des candidats que cette majorité re-jette, l’avantage d’exprimer le plus souvent le vœu de l’assemblée.Elle coïncide toujours avec le mode précédent, lorsqu’il n’y a quedeux candidats. A la vérité, elle expose à l’inconvénient de rendreles élections interminables, mais l’expérience a fait voir que cetinconvénient est nul, et que le désir général de mettre fin auxélections réunit bientôt la majorité des suffrages sur un descandidats.

Le choix entre plusieurs propositions relatives au même objetsemble devoir être assujetti aux mêmes règles que l’élection entreplusieurs candidats. Mais il existe entre ces deux cas cette diffé-rence, savoir, que le mérite d’un candidat n’exclut point celui deses concurrents; au lieu que si les propositions entre lesquelles ilfaut choisir sont contraires, la vérité de l’une exclut la vérité desautres. Voici comme on doit alors envisager la question.

Donnons à chaque votant une urne qui renferme un nombreinfini de boules, et supposons qu’il les distribue sur les diversespropositions, en raison des probabilités respectives qu’il leur at-tribue. Il est clair que le nombre total des boules exprimant lacertitude, et le votant étant, par l’hypothèse, assuré que l’unedes propositions doit être vraie, il répartira ce nombre en entiersur les propositions. Le problème se réduit donc à déterminer