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Tome septième.
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INTRODUCTION.

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la rendre universelle, il ne reste plus à vaincre que l’inertie na-turelle du peuple, contre laquelle il faut lutter sans cesse, mêmelorsqu’il s’agit de ses plus chers intérêts.

Le moyen le plus simple de calculer l’avantage que produiraitl’extinction d’une maladie consiste à déterminer, par l’observa-tion , le nombre d’individus d’un âge donné quelle fait périrchaque année, et à le retrancher du nombre des morts au mêmeâge. Le rapport de la différence au nombre total d’individus del’âge donné serait la probabilité de périr dans l’année, à cet âge,si la maladie n’existait pas. En faisant donc une somme de cesprobabilités, depuis la naissance jusqu’à un âge quelconque, etretranchant cette somme de l’unité, le reste sera la probabilité devivre jusqu’à cet âge, correspondante à l’extinction de la maladie.La série de ces probabilités sera la table de mortalité relative àcette hypothèse, et l’on en conclura, par ce qui précède, la duréemoyenne de la vie. C’est ainsi que Duvilard a trouvé que l’accrois-sement de la durée moyenne de la vie, dû à l’inoculation de lavaccine, est de trois ans au moins. Un accroissement aussi consi-dérable en produirait un fort grand dans la population, si d’ail-leurs elle n’était pas restreinte par la diminution relative dessubsistances.

C’est principalement par le défaut des subsistances que lamarche progressive de la population est arrêtée. Dans toutes lesespèces d’animaux et de végétaux, la nature tend sans cesse à aug-menter le nombre des individus jusqu’à ce qu’ils soient au niveaudes moyens de subsister ; dans l’espèce humaine, les causes mo-rales ont une grande influence sur la population. Si le sol, par defaciles défrichements, peut fournir une nourriture abondante à desgénérations nouvelles, la certitude de faire vivre une nombreusefamille encourage les mariages et les rend plus précoces et plusféconds. Sur un sol pareil, la population et les naissances doiventcroître à la fois en progression géométrique. Mais quand les défri-