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Tome septième.
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cxx INTRODUCTION.

la fin de l’année de sa mort. Pour déterminer la valeur de cetterente, on peut imaginer que la personne emprunte en viager àune caisse ce capital divisé par l’unité augmentée du taux del’intérêt, et quelle le place à intérêt perpétuel à la même caisse.Il est clair que ce capital sera dû par la caisse, à ses héritiers, àla fin de l’année de sa mort; mais elle n’aura payé, chaque annpe,que l’excès de l’intérêt viager sur l’intérêt perpétuel. La table desrentes viagères fera donc connaître ce que la personne doit payerannuellement à la caisse, pour assurer ce capital après sa mort.

Les assurances maritimes, celles contre les incendies et lesorages, et généralement tous les établissements de ce genre, secalculent par les mêmes principes. Un négociant a des vaisseauxen mer, il veut assurer leur valeur et celle de leur cargaisoncontre les dangers qu’ils peuvent courir; pour cela il donne unesomme à une compagnie, qui lui répond de la valeur estimée deses cargaisons et de ses vaisseaux. Le rapport de cette valeur à lasomme qui doit être donnée pour prix de l’assurance dépend desdangers auxquels les vaisseaux sont exposés, et ne peut être ap-précié que par des observations nombreuses sur le sort des vais-seaux partis du port pour la même destination.

Si les personnes assurées ne donnaient à la compagnie d’as-surance que la somme indiquée par le calcul des probabilités,cette compagnie ne pourrait pas subvenir aux dépenses de sonétablissement; il faut donc quelles payent d’une somme plus fortele prix de leur assurance. Mais alors quel est leur avantage ? C’estici que la considération du désavantage moral attaché à l’incerti-tude devient nécessaire. On conçoit que le jeu le plus égal deve-nant, comme on l’a vu précédemment, désavantageux, parce quele joueur échange une mise certaine contre un bénéfice incer-tain, l’assurance par laquelle on échange l’incertain contre lecertain doit être avantageuse. C’est en elfet ce qui résulte dela règle que nous avons donnée ci-dessus pour déterminer l’espé-