INTRODUCTION.
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augmentée du taux de l’intérêt, et dont le dernier soit cette annuitédivisée par la même quantité élevée à une puissance égale aunombre des années pendant lesquelles le payement doit avoirlieu, la somme de cette progression sera équivalente au capitalemprunté; ce qui détermine la valeur de l’annuité. Si l’on veutfaire un emprunt viager, on observera que, les tables de rentesviagères donnant le capital requis pour constituer une rente via-gère, à un âge quelconque, une simple proportion donnera larente que l’on doit faire à l’individu dont on emprunte un capital.On peut calculer par ces principes tous les modes possibles d’em-prunts.
Des illusions dans l'estimation des probabilités.
L’esprit a ses illusions, comme le sens de la vue; et de mêmeque le toucher corrige celles-ci, la réflexion et le calcul corrigentles premières. La probabilité fondée sur une expérience journa-lière, ou exagérée par la crainte et l’espérance, nous frappe plusqu’une probabilité supérieure, mais qui n’est qu’un simple résultatdu calcul. Ainsi nous ne craignons point pour de faibles avantagesd’exposer notre vie à des dangers beaucoup moins invraisem-blables que la sortie d’un quine à la loterie de France ; et cepen-dant personne ne voudrait se procurer les mêmes avantages, avecla certitude de perdre la vie, si ce quine arrivait.
Nos passions, nos préjugés et les opinions dominantes, en exa-gérant les probabilités qui leur sont favorables, et en atténuantles probabilités contraires, sont des sources abondantes d’illusionsdangereuses.
Les maux présents et la cause qui les fait naître nous aflectentbeaucoup plus que le souvenir des maux produits par la cause con-traire : ils nous empêchent d’apprécier avec justesse les inconvé-nients des uns et des autres, et la probabilité des moyens propres