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Tome septième.
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CXXVI
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CXXVI

INTRODUCTION.

un peu durable qui le favorise, ce qui augmente la probabilité deson prochain retour; et sa répétition longtemps prolongée, tellequ’une longue suite de jours pluvieux, peut développer des causesinconnues de son changement; en sorte qu’à chaque événementattendu nous ne sommes point, comme à chaque tirage d’uneloterie, ramenés au même état d’indécision sur ce qui doit arriver.Mais à mesure que l’on multiplie les observations de ces événe-ments, la comparaison de leurs résultats avec ceux des loteriesdevient plus exacte.

Par une illusion contraire aux précédentes, on cherche dansles tirages passés de la loterie de France les numéros le plussouvent sortis, pour en former des combinaisons sur lesquelleson croit placer sa mise avec avantage. Mais vu la manière dont lemélange des numéros se fait à cette loterie, le passé ne doit avoirsur l’avenir aucune influence. Les sorties plus fréquentes d’unnuméro ne sont que des anomalies du hasard : j’en ai soumis plu-sieurs au calcul, et j’ai constamment trouvé qu elles étaient ren-fermées dans les limites que la supposition d’une égale possibilitéde sortie de tous les numéros permet d’admettre sans invrai-semblance.

Dans une longue série d’événements du même genre, les seuleschances du hasard doivent quelquefois offrir ces veines singulièresde bonheur ou de malheur que la plupart des joueurs ne man-quent pas d’attribuer à une sorte de fatalité. Il arrive souvent dansles jeux qui dépendent à la fois du hasard et de l’habileté desjoueurs, que celui qui perd, troublé par sa perte, cherche à laréparer par des coups hasardeux qu’il éviterait dans une autresituation : il aggrave ainsi son propre malheur, et il en prolongela durée. C’est cependant alors que la prudence devient néces-saire, et qu’il importe de se convaincre que le désavantage moralattaché aux chances défavorables s’accroît par le malheur même.

Le sentiment par lequel l’homme s’est placé longtemps au