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Tome septième.
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CXXXIII
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INTRODUCTION.

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produit, il ferait naître à son tour un état pareil; la successionde ces états serait donc alors éternelle. J’ai reconnu, par l’appli-cation de l’analyse à la loi de la pesanteur universelle, que lesmouvements de rotation et de révolution des planètes et des satel-lites, et la position de leurs orbites et de leurs équateurs, ne sontassujettis qu’à des inégalités périodiques. En comparant aux an-ciennes éclipses la théorie de l’équation séculaire de la lune,j’ai trouvé que depuis Hipparque la durée du jour n’a pas variéd’un centième de seconde, et que la température moyenne de laterre n’a pas diminué d’un centième de degré. Ainsi la stabilité del’ordre actuel paraît établie à la fois par la théorie et par les obser-vations. Mais cet ordre est troublé par diverses causes qu’un exa-men attentif fait apercevoir, et qu’il est impossible de soumettreau calcul.

Les actions de l’Océan, de l’atmosphère et des météores, lestremblements de terre, et les éruptions de volcans agitent sanscesse la surface terrestre, et doivent y opérer, à la longue, deschangements considérables. La température des climats, le volumede l’atmosphère, et la proportion des gaz qui la constituent, peu-vent varier d’une manière insensible. Les instruments et les moyenspropres à déterminer ces variations étant nouveaux, l’observationn’a pu, jusqu’ici, rien nous apprendre à cet égard. Mais il est très-peu vraisemblable que les causes qui absorbent et renouvellentles gaz constitutifs de notre air, en maintiennent exactement lesquantités respectives. Une longue suite de siècles fera connaîtreles altérations qu’éprouvent tous ces éléments si essentiels à laconservation des êtres organisés. Quoique les monuments histo-riques ne remontent pas à une très-haute antiquité, ils nous offrentcependant d’assez grands changements survenus par l’actionlente et continue des agents naturels. En fouillant dans les en-trailles de la terre, on découvre de nombreux débris d’une naturejadis vivante et toute différente de la nature actuelle. D’ailleurs,