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INTRODUCTION.
rium est incomparablement plus puissante : les vibrations quelley excite, lorsqu’elles sont extrêmes, produisent, en réagissant surl’économie animale, des effets extraordinaires que l’on a, dansles siècles de superstition, attribués à des agents surnaturels, etqui, par leur singularité, méritent l’attention des observateurs.
La commisération, la bienveillance et beaucoup d’autres sen-timents dérivent de la sympathie. Par elle, on ressent les mauxd’autrui et l’on partage le contentement du malheureux qu’onsoulage. Mais je ne veux ici qu’exposer les principes de psycho-logie, sans entrer dans le développement de leurs conséquences.
L’un de ces principes, le plus fécond de tous, est celui de laliaison de toutes les choses qui ont eu dans le sensorium uneexistence simultanée ou régulièrement successive, liaison qui, parle retour de l’une d’elles, rappelle les autres. A ce principe serattache l’emploi des signes et des langues pour le rappel dessensations et des idées, pour la formation et l’analyse des idéescomplexes, abstraites et générales, et pour le raisonnement. Plu-sieurs philosophes ont bien développé cet objet qui, jusqu’àprésent, constitue la partie réelle de la métaphysique.
On peut encore établir en principe de psychologie, que lesimpressions souvent répétées d’un même objet sur divers sensmodifient le sensorium, de manière que l’impression intérieure,correspondante à l’impression extérieure de l’objet sur un seulsens, devient très-différente de ce qu’elle a été à l’origine. Déve-loppons ce principe, et, pour cela, considérons un aveugle denaissance, auquel on vient d’abaisser la cataracte. L’image del’objet qui se peint sur sa rétine produit, dans son sensorium,une impression que je nommerai seconde image, sans prétendrel’assimiler à la première, ni rien affirmer sur sa nature. Cetteseconde image n’est pas d’abord une représentation fidèle del’objet; mais la comparaison habituelle des impressions de cetobjet par le tact, avec celles qu’il produit par la vue, finit, en