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Tome septième.
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CXXXIX
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INTRODUCTION.

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modifiant le sensorium, par rendre la seconde image conformeà la nature représentée fidèlement par le toucher. L’image peintesur la rétine ne change point; mais l’image intérieure qu’ellefait naître n’est plus la même, comme les expériences faites surplusieurs aveugles de naissance auxquels on avait rendu la vuel’ont prouvé.

C’est principalement dans l’enfance que le sensorium acquiertces modifications. L’enfant, comparant sans cesse les impressionsqu’il reçoit d’un même objet, par les organes de la vue et dutoucher, rectifie les impressions de la vue. Il dispose son senso-rium à donner aux objets visibles la forme indiquée par le tact,dont les impressions s’associent intimement avec celles de la vue,qui les rappellent toujours. Alors les objets visibles sont aussifidèlement représentés que les objets tangibles. Un rayon lumi-neux devient, pour la vue, ce qu’est un bâton pour le toucher.Par ce moyen, le premier de ces sens étend beaucoup plus loinque le second la sphère des objets de ses impressions. Mais lavoûte céleste elle-même, à laquelle nous attachons les astres, estencore très-bornée, et ce n’est que par une longue suite d’obser-vations et de calculs que nous sommes parvenus à reconnaîtreles grandes distances de ces corps et à les éloigner indéfinimentdans l’immensité de l’espace.

Il paraît que, dans plusieurs espèces d’animaux, la dispositiondu sensorium, qui nous fait apprécier les distances, est naturelle.Mais l’homme, pour lequel la nature a remplacé, presque en tout,

1 instinct, par l’intelligence, a besoin, pour le suppléer, d’obser-vations et de comparaisons qui servent merveilleusement à dé-velopper ses facultés intellectuelles et à lui assurer par ce dévelop-y*peinent l’empire de la terre.

Les images intérieures ne sont donc pas les effets d’une causeunique : elles résultent, soit des impressions reçues simultané-ment par le même sens ou par des sens différents, soit des im-