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Tome septième.
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CXLVII
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INTRODUCTION.

CXI.YII

sibles aux impressions que d’autres objets font en même tempssur la rétine. Par elle, les images des choses que nous voulonscomparer acquièrent l’intensité nécessaire pour que leurs rap-ports occupent seuls notre pensée; elle réveille les traces de lamémoire qui peuvent servir à celte comparaison, et par là elledevient le plus puissant ressort de l’intelligence humaine.

L’attention donnée fréquemment à une qualité particulière desobjets finit par douer les organes d’une exquise sensibilité quilait reconnaître cette qualité lorsqu’elle devient insensible aucommun des hommes.

Ces principes expliquent les singuliers effets des panoramas.Quand les règles de la perspective y sont bien observées, les ob-jets se peignent sur la rétine comme s’ils étaient réels; le spec-tateur est donc alors dans l’état que ferait naître la réalité desobjets. Mais la perspective n’est jamais assez exacte pour que l’i-dentité soit parfaite. D’ailleurs les impressions étrangères, quoiquefaibles, se mêlant aux sensations principales que produit laperspective, nuisent d’abord à l’illusion. L’attention donnée aupanorama les elface; mais il faut pour cela un temps plus oumoins long dépendant des dispositions du sensorium et de laperfection du panorama. Dans tous ceux que j’ai vus, un inter-valle de quelques minutes m’a été nécessaire pour acquérir uneillusion complète.

Le principe suivant de psychologie explique un grand nombrede phénomènes qui ont un rapport direct avec l’objet de cet ou-vrage. « Si l’on exécute fréquemment les actes qui découlent d’une«modification particulière du sensorium, leur réaction sur cet«organe peut, non - seulement accroître cette modification, mais«quelquefois lui donner naissance.» Ainsi, le mouvement de lamain qui tient une longue chaîne suspendue se propage le longde la chaîne jusqu’à son extrémité inférieure; et si, la chaîne étantparvenue au repos, on met en mouvement cette extrémité, la