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Tome septième.
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CLVII
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INTRODUCTION.

CLVIl

des choses fort compliquées, exactement de la même manière, degénérations en générations et sans les avoir apprises, on est portéà croire qu’ils agissent par une sorte d’alïinité analogue à cellequi rapproche les molécules des cristaux, mais qui, se mêlant ausentiment attaché à toute organisation animale, produit, avec larégularité des combinaisons chimiques, des combinaisons beau-coup plus singulières : on pourrait peut-être nommer affinité ani-male, ce mélange des affinités électives et du sentiment. Quoiqu’ilexiste beaucoup d’analogie entre l’organisation des plantes et celledes animaux, elle ne me paraît pas cependant suffisante pourétendre aux végétaux la faculté de sentir; mais rien n’autorise àla leur refuser.

Le soleil faisant éclore par faction bienfaisante de sa lumièreet de sa chaleur les animaux et les plantes qui couvrent la terre,nous jugeons, par l’analogie, qu’il produit des elfets semblablessur les autres planètes ; car il n’est pas naturel de penser que lamatière, dont nous voyons l’activité se développer en tant de fa-çons, soit stérile sur une aussi grosse planète que Jupiter , qui,comme le globe terrestre, a ses jours, ses nuits et ses années, etsur lequel les observations’ indiquent des changements qui sup-posent des forces très-actives. Cependant, ce serait donner tropd’extension à l’analogie que d’en conclure la similitude des habi-tants des planètes et de la terre. L’homme, fait pour la tempéra-ture dont il jouit et pour l’élément qu’il respire, ne pourrait pas,selon toute apparence, vivre sur les autres planètes. Mais ne doit-il pas y avoir une infinité d’organisations relatives aux diversesconditions des globes de cet univers? Si la seule différence deséléments et des climats met tant de variété dans les productionsterrestres, combien plus doivent différer celles des diverses pla-nètes et de leurs satellites. L’imagination la plus active ne peuts’en former aucune idée ; mais leur existence est très-vraisem-blable.