LIVRK DEUXIEME.
415
des résultats intéressants. Jusqu’ici les observations (le ce genren’ont été faites en grand nombre que sur l’espèce humaine; nousallons soumettre au calcul les principales.
Considérons d’abord les naissances observées à Paris, à Lon-dres et dans le royaume de Xaples. Dans l’espace des quaranteannées écoulées depuis le commencement de 1 74 ^, époque oùl’on a commencé à distinguer à Paris , sur les registres, les nais-sances des deux sexes, jusqu’à la fin de 1784, on a baptisé, danscette capitale, 3 9 33 86 garçons et 3 yy 555 filles, les enfantstrouvés étant compris dans ce nombre; cela donne a peu près ^pour le rapport des baptêmes des garçons à ceux des filles.
Dans l’espace des quatre-vingt-quinze années écoulées depuisle commencement de 1664 jusqu’à la fin de 1 708, il est né, aLondres , 737629 garçons et 698958 filles; ce qui donneà peu près, pour le rapport des naissances des garçons à cellesdes filles.
Enfin, dans l’espace de neuf années écoulées depuis le com-mencement de 1774 jusqu’à la fin de 1782, il est né dans leroyaume de Naples, la Sicile non comprise, 782862 garçons et746821 filles; ce qui donne pour le rapport des naissancesdes garçons à celles des filles.
Les plus petits de ces nombres de naissances sont relatifs àParis ; d’ailleurs, c’est dans cette ville que les naissances des gar-çons et des filles approchent le plus de l égalité. Par ces deux rai-sons, la probabilité que la possibilité de la naissance d’un garçonsurpasse y doit y être moindre qu’à Londres et dans le royaumede Naples . Déterminons numériquement cette probabilité.
Nommons p le nombre des naissances masculines observées àParis , q celui des naissances féminines, et x la possibilité dunenaissance masculine, c’est-à-dire la probabilité qu’un enfant quidoit naître sera un garçon; 1 —x sera la possibilité d’une nais-sance féminine, et l’on aura la probabilité que sur p-î-7 nais-