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Je suis entré dans cette ville, un jolir dégrande joie ; c’étoit la revue générale. Tout étoitfous les armes; oui, tout le monde, jusquesaux en sans , que les Gouvernantes tenoient parla main, & qu’on mettoit fur la ligne, non pointavec des épées de fer, qui eussent été troplourdes pour des mains aussi tendres, mais avecdes fusils de bois. C’étoit un coup-d’œil atten-drissant. On voy oit la Patrie, montrant ici toutefa force vengeresse, là ses espérances naissantes.11 falloit voir ces petits guerriers. L’œil avoitdéjà de l’expreffion & même de la menace. Lesoir ( c’étoit le reste de la fête publique ) ', oncouroit dans les rues & l’on chantoit. Au leverdu jour , j’ai vu autour de la ville des butsdressés dans les prairies, & dès Arbalétriers es-sayant d’emporter le prix. L’arbalêtre & le jeudes quilles font les uniques délassemens duPaysan.
C’étoient ainsi que les Romains élevoient dessoldats au sortir du bêrceau. Les exercices mi-litaires étoient les premiers pas pour arriveraux magistratures. Rome , même en tems depaix, étoit moins une ville qu’un camp. Les mai-sons de campagne font multipliées , propres.Dans les environs de Viníertur , ce n’est plus leton de la Suisse. C’est le plâtre & de la peinture,des habitans riches décorent, leurs propriétés. Ne
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