sur la Suisse. 1-7-7Vous y trompez pas : ce n’eíl point avec des mar-chands que vous retrouverez des mœurs natives.Les sources du Lœrlibald. & celles du Goldbach,qui font dissolvantes, coulent derrière ces maisonsde campagne.
ONZIEME LETTRE.
• Zuric le
Me voilà grimpant le long d’un vallon resserré& agreste, n’ayant par intervalles que des baffinsprofonds , d'où le sapin s’élève, & fur les cou-ches graduées desquelles ttiomme apporte la terre& le fumier. On voit sortir d’un angle enfoncé,& monter sur un long échalas la tige du arícot :& la vigne élancer ses sarmens à traver le houx,le genièvre & le chêne. Sur le sommet j’aiVu ce que j’avois déjà éprouvé. Les arbresdevenoient plus rares. Sur une fplanimétrienue, le rameau se courbe aussi-tot qu’il est né.L’herbe perd sa fraîcheur, & le pâturage, sonembonpoint. Une pente large m’a poussé dansle territoire de Zurich.
Les charrues font attelées de la manière queM. de Buffon deíireroit qu’elles fussent,menéesen France. Des bœufs gras & forts, traînent,Tome I, M