sur la Suisse. 195point trouvé de bourreaux dans l’Appenzell,& de-là une belle tirade en faveur des mœursHelvétiques. Ce n’est pas merveille. En France jhormis dans nos villes Parlementaires, en trouve-t-on ? En voit-on dans nos bourgs? J’ai vu dansnos garnisons , des Régimens obligés de prendreun Forçat ou un Criminel pour remplir cetoffice. Un Ecrivain qui paroît vouloir étudierles constitutions , ne devroit point ignorer quedans les Républiques on amende volontiers , ondiffame souvent, ou bannit ensuite : mais onfrappe rarement de mort. J’en ai déjà donnéles raisons. Une Monarchie tempérée a peu debourreaux , paree qu’elle surveille le crime parsa Police , & qu’elle est indulgente par la dou-ceur de ses mœurs. C’est en Allemagne, en Po-logne , dans ces contrées où la féodalité élèvefa tête menaçante, où, depuis l’Electeur jus-qu au Propriétaire de maison franche , chaqueNoble poursuit, opprime & dépouille le Paysan ;où, moyennant une amende de quinze livres,le Noble se fait absoudre du meurtre du Rotu-rier. C’est là que sont à'côté des poteaux fas-tueux , le gibet, la roue, le carcan, le fouet& le bourreau. Pour un cerf, on pend le Chas-seur , on fouette le Braconnier. Comment neVoudriez-vous pas, que là où les amendes fontignorées, où le cjéfaut de population interdit
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