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Tome I.
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icjô Lettres

la voie de Tostracilme , les bourreaux ne fus-sent pas communs ? On veut retenir le sujetqu’on ne pourroit remplacer , & on aime mieuxinspirer 1’effroi, massacrer un demi-coupable,quede le bannir ou de faciliter sa fuite. Les Tyransn’avoient pas déplus douces maximes.Mais qu’onjette les yeux fur les autres Gouvernemens,verra-t-on dans leurs loix , dans leur régime,cette cruelle Jurisprudence Bannerette? Ainsi,pourquoi faire honneur à la Suisse d’un avan-tage qu’elle partage avec bien des Nations (i) ?

(i) On ne m’accuscroit point de beaucoup de rigueur, fil'on savoir ce qui se passe-dans ces Aristocraties, dont lcdespotisme approche de celui du système féodal. Voici cecju’on lisoit dans les papiers publics du mois de Mai 1781^Il vient de se pasterà Zurich une scène des plus touchantes.Un très-habile Savant, J. H. Waser, ci-deyant Pasteur ouPrédicateur de l’Eglise de la ville, y a été décapité le 2,7Maí. On savoir jugé coupable du crime d'Etat, pour avoirfait insérer dans la correspondance politique de M. Schlosser,Professeur à Gottingue, quelques pièces relatives à l’admi-nistration de ce Canton avec des notes qu’on a déclaré êtreIésives pour le Gouvernement, & tendantes à la sédition. Osta ajouté à cette accusation celle de s’être approprié un do-cument du quinzième siècle , appartenant aux Archives pu-bliques & auquel on attachoit un grand prix ; le Secrétairede la Ville , qui le lui avoit confié , en ayant demandé vai-nement la restitution. Le sieur \faser a montré pendant toutle tems de son emprisonnement, sur-tout le-dernier jour desa vie, Sc jusque sur l' échafaud, une sérénité d’espric, une