sur t a Suisse. 57
Cu des suites, si la mort de Charles-le-Témé-raire n’ayoit dérangé ses projets. Les succès deMorat, qu il dût en partie aux Fribourgeois ,enflèrent leur orgueil, & commencèrent à léurfaire comprendre qu’nne alliance avec les Cantonsleur seroit moins onéreuse que la sauve-gardedn Duc de Savoye.
Telle étoit la situation de la Suisse , quandles communes qui composoient les Etats demo-Cl 'atiques, mécontentesdu gouvernement qu’ellesavoient établi, s’armèrent entr’elles, & mena-cèrent de s’entre déchirer. Les Cantons aristocra-tiques qui avoient mieux combine la mesurede pouvoir qui leur convenoit, rapprochés parle même régime , se lièrent entr’eux par uneconfédération particulière en 1478. C’en étoitsait de la liberté helvétique, si cette confédé-
ration s’étoit maintenue. ,
La réformatìon amena une nouvelle cri e.Fribourg se distingua par son attachement al’ancienne Religion, & par ses intrigues à Aven-ue , à Payerne, à Moudon, & dans le paysde Vaud, pour la maintenir pure & libre. Ellese distingua dans les journées de Marche devantles Députés pacificateurs des cantons (t)-
(0 Ces Marches répondent aux grands jours de nos Par-lemens & à nos Chambres de Juftice ; ôí les Députésétaient les Mi/fi Dominici des Romains.