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Voyage, l’opinion est restée muette, point debruits injurieux ; on ne suppose pas qu’il puissey avoir lieu à des soupçons. Quelle sécurité !quelle confiance! quelles mœurs! qui ne lesenvieroit !
Je vais maintenant vous définir le Valais ,parce que je n’aurai plus occasion de vous enparler. C’est un dés plus grands vallons qu’onconnoisse ; il a trente-six lieues de longueur %& dix lieues de largeur. Il enferme une Répu-blique indépendante, alliée aux Suisses, & situéedans la partie méridionale. Les hautes Alpes l’as-sujettiffent à son extrémité. Là , le Rhône prendsa source; sur les sommets de la fourche, les Alpesse coupent ; deux bras de montagnes l’isolent dureste de la Suisse. Les Monts du midi formentles limites dq la Savoye & du Piémont, & mè-nent dans les glaciers du Faucigny. Le septen-trion démarque par ses rochers le Valais du.Canton de Berne.
Je vous ai peint les précipices, les glaciers,les déserts, les superbes tableaux, que l’inté-rieur du Valais déploie. Je vous ai dit avecquelle avarice la terre a permis qu’on ouvrîtdes voies étroites dans son sein. On en compteà peine quatre. Eh quels passages ! puisque leGrimsel & le pas du Kandelsteig en font deux.Je vous ai marqué toutes les nuances & les
variétés