S, u R la Suisse, i 7^
très-vrai que la Suisse perd un homme quand lépasteur est métamorphosé en soldat. Tant qu’ilest milicien, il est Pensant du pays, il est culti-vateur. Qu’il vous souvienne de l’exceffîve dé-population de sEspagne , sous le règne de Fer-dinand le Catholique. Ce Roi guerrier perdoitles générations naissantes dans ses nombreusesbatailles , & en arrêtoit la reproduction en per-mettant que des enfans devinssent matelots &Naviguassent vers les Indes. Us meuroient dansles Colonies, ou s’ils enrevenoient, avec un peud’or ils apportoient des maladies, des vices &Nne ignorance qui n’a pas peu contribué à re-plonger l’Espagne dans les ténèbres, dont elleétoit un morhent sortie. Les émigrations, quellequ’en soit la cause, nuisent au peuple qui lesPermet. Un peuple indigène , qui reste sur sesloyers, qui concentre son industrie, tôt ou tardS assure un caractère ; & s’il acquiert lentementdes lumières , il perfectionne promptement falégiflation & ses mœurs. L’homme actif quivoyage, s’élance & s’expatrie, est précisément' c elui qu’on devroit retenir & qui par tempéra-ment obligé de se mouvoir , s’agiteroit utile-ment pour le bonheur de ses Concitoyens.
3e voudrois que les stx Démocraties popu-laires , qúi font divisées les unes en douze , lesautres en six, celles-là en quatre Communautés yTome II. M