Band 
Tome II.
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î7§ Lettres

eussent établi un équilibre plus parfait. Je nevoudrois point qu une Capitale acquît une in-fluence indéterminée par la résidence des Con-seils, qu’elle n’eût point une prépondérance desuffrage , jufques-ià qu’elle balance trois Com-munautés & qu’elle entraîne l’opinion auíïi-tôtqu’elle est unie avec une feule d’elles. Je nevoudrois pas que les Régens, pris dans la ville ,eussent un règne plus long que ceux qui fontchoisis dans les campagnes : il ne faudroit pointqu’une capitation éternelle frappât les absenscomme les préfens ; que des amendes sévèrescontraignissent l’individu de fe rendre à l’Assem-blée générale; qu’on n’usât pas de rigueur juf-qu’à confisquer ses biens en cas d’absence ou deretard volontaire. Un membre paralysé ne me-nace pas toujours toute l’organiiation. Le corpspeut agir avec un membre de moins.

Sans doute les richesses font contagieuses pourla liberté & pour les moeurs. Mais pour rêver auxmoeurs & à la liberté, en est-on plus excusable dedonner des entraves à l’indu strie & de tenir desfamilles dans un état de misère nuisible à la popu-lation ? Est il bien sûr que Légalité existe dans desDémocraties protégées ou surveillées par desMonarques, dont l’Agent secret est le plus sou-vent cbesdu Sénat & des Régences? Cet Agent,qui peut verser l’or à propos, qui est appuyé