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Tome II.
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§ ts R LA SUISSÊ. !7§& qui propose avec adresse tout ce qu’il veutproposer, n’est-il pas un ciron qui ronge, des-sèche , perce doucement & fans bruit l’arbreflorissant de la Liberté ? Dans cette réunion deCantons qui composent le Corps helvétique,e st-il possible qu’un d’entr’eux renonce à desAlliances, refuse de signer de nouveaux Traités,& fe prive d’un bénéfice journalier ? On a VUdes Cantons refuser pendant un court délai, 8crevenir promptement à récipiscence. Zoug Lc^chîitr vous en diroient quelque chose. Et tousv °us diroient combien ils craignent Soleure& Fribourg, Bâle & Schaffouse ; ces Cantons fontchefs des factions Catholiques & Protestantes ,leur suffrage est presque toujours suivi par lesConfédérés de leur Religion.

Croit-on présenter un argument invincibleCn faveur de la Liberté, quand on donne à desCnfans de quatorze & de seize ans , le droitd opiner au Landsgemein ? Que sait-on à cet âge ?Quelles notions un jeune paysan a t-il, fans édu -cation 8t fans étude? íl est mu par fa mère, par fafleur , par fa maîtresse ou par son père : l’ado-lescence n’est pas un état de raison. C'est l’âge011 1 on va , où l'on a des bras, de l’ardeur, oùc*n feroit bon soldat. Mais un Citoyen est-il mûra cette époque? Lui confier les destinées de falatrie au sortir de l’enfance, exposer á son

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