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Tome II.
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*8o Lettres

indiscrétion on à son effervescence le secret âsl’Etat, celui de ses Alliés , y a-t-il rien d’auffidangereux ? Que pourront les vieillards contrel’énergie des jeunes gens ? Est-ce dans la vieil-lesse qu’on a la force en main, dan§ une Assem-blée populaire où le Magistrat n’est plus, oùles loix font annullées , où la Nation paroît sereconstituer & peut se donner une assiette nou-velle ? Les vieillarcjs ont la voix négative ; maiscettq.voix se perd. La voix active, celle desjeunes gens est feule entendue. On se bat, oninjurie , le meurtre .est commis : & voilà très-íouvent ce qûi se passe dans ces Congrès. Sidans cette Démocratie, il n’y avoit point uneséduction sourde , une espèce de siltration in-térieure , ménagée adroitement par les famillesJRégentes , qui prépare les matières & mitigé deloin les opinions, un Etat populaire seroit leplus affreux des Gouvernemens ; & quand cetteséduction existe , croyez-vous qu’on doive leprésenter comme le meilleur des Etats ? Elleexiste , & c’est un bonheur pour les Démocrates.Concluez-en tout ce que vous voudrez. Il nefaut à des Démocraties populaires qu’une ville.,comme dans la Grèce il faut que le Magistratconnoisse toutes les familles & tous les indi-vidus.

Je vous ai déjà parlé des amendes pécuniaires