sur l A Suisse. 181trop facilemènt infligées dans les Etats popu-laires. La confiscation de la plus grande partiedes biens de l’homme riche , est une source dedivision, & ne peut que maintenir les Citoyensdans un état de méfiance. De bonnes loix em-pêcheroient l’accroissement des fortunes ; maisen dépouiller les propriétaires, c’est, après laperte de la vie, l'acte le plus violent du des-potisme. Que signifient ces amendes par tête?faut-il qu’on dénombre ainsi chaque habitant,pour la mine d’unseul? Pourquoi dans ces Dé ;mocraties , les Baillis payent-ils à leur électionUne somme d’argent ? Cette espèce de pailletteétablie sur les charges, ne peut-elle pas lesrendre vénales ? N’est-il pas clair que le BailliVoudra s’en rembourser ?
Pourquoi da^s un Etat où les registres publicsAnnoncent une dépopulation , seroit-on si diffi-c ile a augmenter les Tribus & le nombre desbourgeois ? Pourquoi le Laboureur ne p aster o it-il pas dans la classe magistrale ? Pourquoi le-tranger , après un séjour limité , ne seroit-iípoint inscrit sur le livre de la Patrie ? Celle qu’onse choisit, n’est-elle pas la plus chérie ? Romeaugmentoit ses Tribus ; celle des étrangers de-vint enfin la plus considérable , & de celle-là° n passoit dans les autres. Craindroit-on qu’onCourût en trop grand nombre dans ces Répiit
Mii|