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Si un proverbe de son pays est vrai (i), nouspouvons croire que, dans le portrait que Monté-cuculli fait du général, il a rassemblé une partiedes traits qui le caractérisoient lui-même.
Il demande pour un chef de guerre un géniemartial , un tempérament sain et robuste , unsang rempli d’esprits , d'où naissent lintrépiditédans le péril , la bonne grâce dans les occasionsoù b on doit paroitre, et une activité infatigabledans le travail.
a Celui, dit-il, qui veut penser à tout, ne fait» rien ; celui qui pense à trop peu de choses, est» souvent trompé ; il faut savoir distribuer 1 ’at-» tendon et la confiance. »
Il exige la prudence, la justice, la tempérance,la théorie jointe à la pratique, l’art de parler etde commander.
«Ce qui inspire le plus de confiance, c’est» l’idée de la capacité plus encore que celle de la» vertu : les hommes doivent surtout, quand ils» commandent à d’autres hommes, leur persua-» der qu’ils en savent plus qu’eux.» Il ajoute quec’est ce qui fait l’autorité des médecins.
Il élève fort haut la puissance de l’ordre; etsa définition semble s’appliquer également, et àsa méthode d’écrire, et à l’art même dont traitent
(i) Tout peintre se peint soi-même.
T. II.
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