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Tome II.
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sur la Suisse. 295

lent bien. Je pourrois dire auffi : il est impossi-ble que les Suisses montagnards aient un corpsmal-sain. lis ne veillent jamais trop. Ils se cou-chent avec le Soleil & se lèvent avec lui. C’estpour eux que l’araour est tout-à-la fois unbesoin & un plaisir; ils le connoissent tard; ilsn’en connoissent peut-être point toute l’ivresse ;il est dans leur cœur & n est jamais dans leurtête; Téducation publique & privée n’est pointsoignée ; ils sont ignorans , mais forts. On nerencontre point des cLemi-lavans; mais on voitpar-tout des hommes. Oh! s’ils vouloient modé-rer l’uíage du vin & des liqueurs; s’iís fnmoìentavec plus de mesure, ils seroient moins brutes& mieux portans. Quelle espèce ! combien ellepromet ! qu’il seroit cruel de la corrompre &de l’abâtárdir ! on y voit peu d’artisans, & c’estun bonheur pour la Suisse. Cette classe est laplus affectée de maladies dans nos grandes villes.L’absence du mouvement, le travail sédentaire& continu en sont la cause. Ajoutez-y des rap-ports trop journaliers & prématurés avec lesfemmes.

On n’a point voulu introduire î’inoculation.L’ignorance des Suisses montagnards s’oppose àce remède efficace. Je vais hasarder une réfle-xion qui caractérise le génie républicain & quiservira de preuve à ce que je vous ai dit dans

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