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Loix, qui les ajuste à fa taille : on retrouve par-tout la physionomie nationale. On voit uneNation, adonnée à FAgriculture, qui a des fer-mes, des pâtures. On trouve un Peuple aimé deses législateurs , de la bonhomie dans les régle-mens , des ménagemens & des fauve-garde. Rienn est violent; rien n’est cruel; rien n’inspire l’effroide la menace, ni le mépris de l’individu : on sentque tout n’est pas pauvre ; on n’a point subti-lisé avec le Citoyen. On a abandonné auxMagistrats , aux Baillis , la faculté d’interpréterla Loi , ce qui suppose de la bienveillance ,íur-tout quand les Baillis & les Magistrats fontresponsables de leurs sentences. De semblablescoutumes ne laissent rien à faire au Droit romain.Pourquoi ce droit est-il donc le principe fonda-tal de la législation ?
Je fais bien ( & il ne faut point perdre de vuemon obfèrvaíion ) que la bonne-foi & la simpli-cité des Magistrats ont établi insensiblement uneespèce de Coutumier dans les Cantons régis parle Droit écrit, qui le réforment, le corrigent Stsouvent le désigurent.Ces variantes composent unamalgame qui ne montre quelquefois ni le fondsdu Droit romain , ni une Coutume. On s’éloignedes grandes notions, & on croit souvent que lafédération est assujettie à des usages dont le typeest isolé, & ne tient à aucun tronc. C arder-vous