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Tome II.
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§ u r la Suisse. 3 ii

On peut déshériter son enfant pour manquede respect, ou s’il s’est marié lans permissionavant le tems préfix.

Dans les partages des successions, les armes& habits appartiennent de droit au fils. Ce droitannonce un peuple guerrier, & dérive des usagesétablis chez les Romains. Les bijoux sont par-tagés également avec les filles.

Le plus jeune des enfans à le privilège dechoisir le lot qui lui convient. Pourquoi ce privi-lège , & pourquoi les Romains l’ont-ils imaginé ?il est plus aisé de concevoir qu’il soit accordé àl’aîné. La supériorité de sage, Fhonneur de pre-mier né j les soins qu’il s’est souvent donnés pourl’augmentation de l’héritage paternel réclamenten fa saveur. Parmi les Francs & jusque versle commencement de la troisième Race, les cadetsétoient maltraités , & le dernier né étoit chargéd’un sobriquet plaisant; on l’appeloit clocu ouclocue. Les Princes & les Princesses n’en étoientpoint exempts.

Les créanciers obtiendront les fins de leurdemande, en jurant que la dette lenr est due ; maisil faut qu’ils soient gens de bonne réputation ;autrement ils sont obligés d’administrer des preu-ves. La demande doit être formée dans Tannée,autrement il y a prescription; c’est encore unusage du Droit écrit.

y iv