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Tome II.
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8 v à LA S U I 5 § Ë*' fi!fraisée prison, d’exécution & de procédure soritprélevésíùrla moitié acquise au seigneurouau fisc.

Vousn’avez point oublié ce que je vous ai écritfur les causes du préjugé qui note d’infamie lapostérité d’un coupable. Vous savez que jsl’ai rapportée au code féodaL II faut lui repro-cher encore les confiscations qui font autantde moyens oppressifs, & qui jettent dans la plusaffreuse indigence ceux qn’on croit devoir' fié-triri Si nous remontons à ces peuples , dontnous avons emprunté la plupart de nos Loix^nous verrons que les Grecs n’admettoient la con-fiscation que dans le cas de tyrannie & d’en-treprise sur la liberté publique. Cette particula-rité , qui ne pouvoit avoir beaucoup d’exten-sion, étoit cependant un grand mal, Elle tendoità faire des pauvres, & conséquemment à détruirecette égalité sans laquelle la République se dis-sout. Je sçais que les Athéniens ont trop aimé lesconfiscations; mais c’étoit dans un tems où Athè-nes étoit corrompue & efféminée. Savez - vousà qui Rome dût fintroduction de ce droit étrange,C’est à Sylla. Jusques-là les Sénateurs n’avoientperdu que la vie , Sylla voulut punir leursfamilles ì leur enfans, César, Antonin, le bonTrajan n’en firent point usage. Trajan ne vou-lut jamais connoxtre le fisc. Sous son règne, ortdifoit ce que tous les Peuples disent fous àTome //« X