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S’il n’a point absolument déclaré, & s’iî a quel-ques moyens de défense, il peut les produire ,tous les astistans peuvent lui en suggérer.
Le Juge n’a point de voix ; il se borne a inter-roger le criminel. Il est astis devant une tableoù est ouvert le Code , tenant une baguetteblanche dans la main. Si le coupable est con-damné , il élève la pointe de la baguette ; dansquelques endroits il la casse, en jette les mor-ceaux aux pieds du coupable, en disant : ainsique ce bois se sépare , ainst ton ame se sépa-rera de ton corps.
Inexécution se fait, le coupable subit sa peines& on ensevelit sa mémoire avec lui. La Loi estsatisfaite, le préjugé ne la rend ni tyrannique ,ni injuste, ni inexorable. Si les parensredeman-dent le corps, il leur est donné; ils peuvent luirendre les honneurs funèbres. Cest encore parmiles Républicains qu’on trouve l’origine de cetteindulgence. Auguste se faisoit un devoir de ren-dre le corps à leurs familles , & en Angleterre ,cette sage coutume est reçue : il est quelquespays où la crainte de l’opprobre éloigne lesparens, on se hâte de désavouer un coupable,on fuit , on se cache dans la poussière, on secroit trop heureux si l’on est oublié. Un arrêtrendu en 1298, ordonnoit à tous les François,parens d’un criminel mis à mort, de déclarer