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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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qui résulte cle linstruction. Un caporal de la garde mu-nicipale ( Renniau ) a dit avoir ramassé au pied de lamachine une feuille de papier représentant le portraitd Henri V. Un autre témoin, le sieur Placavd , proprié-taire, a déclaré quen effet on avait ramassé en cet en-droit, sous scs yeux, une effigie du duc de Bordeaux.M. le juge dinstruction Begonidec , dans un procès-verbal descriptif de lappartement, en date du 28 jiiillet,a constaté que M. le commissaire de police Haymonetlui avait remis, sur les lieux, une lithographie portantpour exergue : si qua faia aspera rumpas eris f et re-présentant les traits du duc de Bordeaux y mais le procès-verbal ne dit pas que cette lithographie soit celle qua-vait ramassée le caporal Renniau , et quil assure avoirremise à ladjudant Pélissier y ni d elle provient; lasuite de ce rapport éclaircira cette circonstance.

Cependant, par quelle voie avaient pu se sauver lau-teur ou les auteurs du crime? Quels étaient-ils?

Dans le premier moment, tel dut être lobjet de lapréoccupation universelle et le but de toutes les recher-ches. Mais malgré lempressement que M. le Ministrede lintérieur, qui faisait partie du cortège du Roi, mit àse rendre sur les lieux ; malgré la présence presquins-tantanée de plusieurs juges dinstruction et de diverscommissaires de police, on ne put maîtriser sur-le-champ,pour le mieux diriger, le zèle impétueux de tous lesauxiliaires qui vinrent en aide aux agents de lautorité,sans autre mission que celle que tout bon citoyen tient,en pareille occasion, de son amour pour le bien public,lordre et les lois.

Aussi les premières investigations durent-elles se res-sentir du désordre et du tumulte inévitables dans unepareille conjoncture.