( 14 )
qui résulte cle l’instruction. Un caporal de la garde mu-nicipale ( Renniau ) a dit avoir ramassé au pied de lamachine une feuille de papier représentant le portraitd’ Henri V. Un autre témoin, le sieur Placavd , proprié-taire, a déclaré qu’en effet on avait ramassé en cet en-droit, sous scs yeux, une effigie du duc de Bordeaux.M. le juge d’instruction Begonidec , dans un procès-verbal descriptif de l’appartement, en date du 28 jiiillet,a constaté que M. le commissaire de police Haymonetlui avait remis, sur les lieux, une lithographie portantpour exergue : si qua faia aspera rumpas eris f et re-présentant les traits du duc de Bordeaux y mais le procès-verbal ne dit pas que cette lithographie soit celle qu’a-vait ramassée le caporal Renniau , et qu’il assure avoirremise à l’adjudant Pélissier y ni d’où elle provient; lasuite de ce rapport éclaircira cette circonstance.
Cependant, par quelle voie avaient pu se sauver l’au-teur ou les auteurs du crime? Quels étaient-ils?
Dans le premier moment, tel dut être l’objet de lapréoccupation universelle et le but de toutes les recher-ches. Mais malgré l’empressement que M. le Ministrede l’intérieur, qui faisait partie du cortège du Roi, mit àse rendre sur les lieux ; malgré la présence presqu’ins-tantanée de plusieurs juges d’instruction et de diverscommissaires de police, on ne put maîtriser sur-le-champ,pour le mieux diriger, le zèle impétueux de tous lesauxiliaires qui vinrent en aide aux agents de l’autorité,sans autre mission que celle que tout bon citoyen tient,en pareille occasion, de son amour pour le bien public,l’ordre et les lois.
Aussi les premières investigations durent-elles se res-sentir du désordre et du tumulte inévitables dans unepareille conjoncture.