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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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qui formaient ïa Iiaie devant lui, de le laisser traverserîa chaussée. Préoccupé' de son projet, H jetait natu-rellement les yeux sur la façade de ïa maison seremplit. Il aperçut très-distinctement lever ïa jalousied une des fenêtres du troisième étage, et Péclat du so-ïcii, qui donnait aïors en plein sur ce côté du bouïevart,f thriller à ses regards des objets quil put dautant moinsdistinguer, dans ïe premier moment, que ia vue luien était interceptée, en partie, par trois hommes qui pa-raissaient regarder à droite et à gauche. Deux de cestommes portaient des chapeaux gris. lis avaient à peuprès cinq pieds, deux ou trois pouces. Leur vêtementétait dune couleur foncée; ïun deux était pïus minceque ïautre: ïe troisième avait la tête nue et ïes manchesde sa chemise relevées.

Léclat quavaient jeté ïes objets dont ces hommesdérobaient ia vue au sieur Martin , attira ses regards sureux; et comme il avançait lentement sur ïa chaussée, ïecri de vive le Roi sétant fait entendre, il vit ces hommesquitter précipitamment ïa fenêtre, et devant eux unebatterie de canons de fusil sur laquelle iis étaient courbésdans la position dun artiiieur qui pointe un canon. A^instant la jalousie tomba et ïexplosion se fit entendre.Le sieur Martin , hors de lui-même, sécria aussitôt enmontrant la fenêtre: (/est de. II saperçut aïors quilavait été lui-même atteint et que son chapeau venait dêtrepercé dune balle.

Hans ïe premier moment, en voyant ces canons defusils ainsi braqués, sa pensée avait été davertir ïesgardes nationaux qui lentouraient, quoique lidée ducrime ne lui fût pas venue à ïesprit. Mais ïe temps ïuîmanqua, tant ses perceptions sétaient rapidement suc-