Le flux de fuyards qui entraîna Baralon expliqueies dépositions dés témoins qui disent avoir vu, immé-diatement après la détonation, les uns, plusieurs indi-viduspieç autres, six jeunes gens pâles? s’échapper dansla nie des Fossés-du-Tempïe, par ïa maison n° 39 KLe fait aiderait mêihè, au besoin, à expliquer une dé-position de laquelle il résulterait qu’au moment del’explosion, neuf jeunes gens, vivement émus et à lafigure décomposée y seraient sortis d’un chantier de boisa brûler, dont la porte était en ce moment ouverte,quoiqu’elle soit habituellement fermée, auraient tenuconseil entre eux dans la rue des Fossés-du-Tempîequi longe le chantier, et, après deux ou trois minutesde conversation, se seraient séparés. Trois auraientfranchi le mur du chantier de l’Etoile, s’enfuyant versle canal Saint-Martin, et les autres se seraient retiréspar le faubourg du Temple 2 . Mais cette dépositionest contredite en partie par celle du garçon qui dessertle chantier qu’auraient traversé les fuyards en venantde la rue des Fossés-du-Tempîe et par celle du proprié-taire de ce chantier : ils ont fait observer qu’à l’heureIndiquée, les deux entrées du chantier étaient fermées,e t que deux chiens fort méchants étaient en libertédans son enceinte, ce qui rendait très-difficilement ad-missible la supposition qu’on y eût pénétré du dehors 5 .Plusieurs autres témoignages viennent à l’appui dec eux-ci. De plus, cette déposition, dont il sera reparléplus tard, croule par la base, car elle supposerait la pré-puce, en ce lieu et à cette heure, d’un individu qu’ona constaté n’y être pas venu. Aucune de ces circons-
de'p
Déposition de la femme Eouilleau, 6 août; déposition de Martin, G août;position de la femme Leriche , 28 juillet.
Déposition de Godu, 7 septembre.
Déposition de Pichoux , 7 septembre.