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tances ne saurait donc établir ia présence de plusieurspersonnes dans ia chambre de Girard au moment oule feu a été mis à la machine.
H est à peu près certain que Phomme, aperçu: surPun des petits toits ou terrasses interposés , ëntre lesmaisons il 05 50 et 52 dU bouievart dù,Temple et la mai-son n° 39 deïarue des Fossés-du-Tcmple était un agentde police 1 qui poursuivait Girard. II résulterait, àla vérité, du témoignage du capitaine Baquet, quedeux personnes seraient descendues par la double cordeattachée à la fenêtre de la cuisine de l’appartement deGirard, et qu’un second individu aurait été arrêté dansla cour intérieure où Girard a été arrêté lui-même. Cet
individu aurait depuis disparu , ou aurait été relâché.Mais si cet homme était descendu par la fenêtre, ilavait dû nécessairement descendre avant Girard, caria fenêtre a été trop bien observée, après l’évasion de ce-lui-ci, pour qu’un autre ait pu ie suivre 2 * ; et la dameBoillol 5 a vu Girard sortir par ia croisée, au mo-ment où Pcxpiosion retentissait, pour ainsi dire, en-core. Il est donc impossible qu’un autre ait pu le pré-venir dans Pcmpïoi de ce moyen d’évasion.
S’il était nécessaire de rechercher comment ces dé-
positions, dont rien n’autorisait à suspecter la bonnefoi, ont cependant fini par être péremptoirement écar-tées, nous ferions observer que cette apparente inconsé-quence se renouvelle presque toujours dans ïes circons-tances analogues à celle-ci. Les imaginations vivementfrappées, dans ces instants d’émotion profonde, se sai-sissent d’une première apparence qui devient bientôtpour elles une certitude; une image fantastique se lie
1 Rapport et déposition de Baquet, 4 et 7 août.
2 Déposition de Ferlât/, 10 août.
* Déposition de la dame Ballot, 27 juillet.