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a tors dans la mémoire aux circonstances les plus réelles,e t les même s faits, observes par un grand nombre de per-sonnes, se trouvent ainsi racontés par plusieurs d’entreelïes^ et avec une égaie bonne foi, quoique d’une manièrediverse.
d’après les éléments de ïa procédure, Girard paraitdonc avoir été seuï dans sa chambre, lorsqu’il a alluméL machine infernale, et les complices de son crime,s h en a, ne l’ont point aidé ou assisté à le commettre,dans ce dernier et horrible moment. Sous ce rapport, ler esuîtat de l’instruction est conforme aux détails que lui-même a donnés plus tard. II résulte d’un de ses inter-1>0 g'atoires qu’au moment où il mit le feu à la machine,
prétendu Girard était seul dans sa chambre ; et, pourprouver que d’autres n’ont pu se servir du meme moyend’évasion que lui, il a employé à peu près les mêmesArguments que nous venons de vous présenter. Enfin ila expliqué la fuite de diverses personnes qui se sontéchappées vers la rue des Fossés-du-TcmpIe, en disantfiüe le café Périnet était d’ordinaire fréquenté par lesMembres de la société des Droits de l’homme b
L’instruction établit d’ailleurs avec quelque certitudef i lîe des hommes armés et mal intentionnés étaient ré-pandus sur divers points des boulevarts, et spécialementau x environs du boulevart du Temple. Ces hommes,f l l d attendaient, ou qui espéraient quelque tumulte ouQuelque tentative coupable, et qui semblaient s’y êtrepréparés, ont dû naturellement se disperser avec effroifiuand ils ont vu l’indignation publique éclater de toutesparts contre les auteurs présumés de l’attentat. Nousreviendrons plus tard sur cette circonstance.
Cependant l’instruction était poussée avec une pci>
Interrogatoire de Ficschi, 21 septembre