Buch 
Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
Seite
38
JPEG-Download
 

( 38 )

sévérante activité; on recherchait tout ce qui pouvaitre've'ier et manifester la vérité.

On vint à connaître plusieurs circonstances quil de-venait important de vérifier. Dabord, quand Girardsétait présenté chez le portier de ia maison située hou- 1ievart du Temple, n° 50, pour y chercher un logement,il était accompagné dun homme qui paraissait âgédune soixantaine dannées, quil appelait son oncle , etqui, au moment de la location, sétait porté son répon-dant; ensuite Girard était souvent visité par troisfemmes, quil disait être ses bonnes amies : lune, si-gnalée comme borgne ou louche , et blanchisseuse defin ÿ lautre, brune y et ordinairement vêtue à?habits dedeuil} et la troisième, qui se disait Lyonnaise y et quiportait ordinairement un chapeau. On disait quunjeune homme appelé Victor était venu le voir une oudeux fois, la veille et lavant-veiile de lévénement. En-fin, trois ou quatre jours avant le 28 juillet, il étaitarrivé pour lui une malle,, lourde, grande, quil avaitprétendu lui venir de sa femme. Le 28 juillet au ma-tin, jour de lattentat, il avait lui-même fait emportercette malle. Lusage qui pouvait en avoir été fait, ladestination ultérieure quelle avait reçue, ce quelle avaitcontenu, lorigine de cette malle, ainsi que la connais-sance précise des diverses personnes que nous venonsdindiquer, pouvaient jeter de vives lumières sur Fin-formation : on dut rechercher ces choses avec soin.

Limportance de ces circonstances justifiera sans douteà vos yeux les détails un peu minutieux dans lesquelsnous allons entrer : nous les croyons indispensables,parce quil importe détablir, avec une complète exacti-tude, les premiers faits qui ont conduit à des découvertescapitales, et dou jailliront bientôt les renseignementsles plus précieux sur les moyens qui ont servi à com-