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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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lettre ïe crime, et sur les individus soupçonnes dyavoir participe'. Cest ainsi, et ainsi seulement, Mes-'Sïcurs, qu nous sera possible de vous associer etde vous faire, en quelque sorte, assister, comme nousle de'si rons, à linstruction qui a eu lieu en executionde votre arrêt.

Les dépositions de plusieurs habitants de la maison,Sa ns indiquer au juste ïinstant ii était arrivé uneQtaiiedans lappartement de Girard, donnaient la certi-tude quune malle y avait été portée un des trois ou quatrejours qui ont précédé le 28 juillet. Plus tard, il avait étéconstaté que cétait le samedi 25. Girard, qui était si maidans ses meubles, prit soin davertir le.portier de cet ac-croissement de son mobilier. Il voulait sans doute pré-venir par cette précaution les soupçons et les commen-taires. Il dit que jla malle renfermait du linge qui lui,e tait envoyé par sa femme.

Entre une et deux heures, il sétait adressé au desser-vant de la place de cabriolets de la rue de Vendôme,pour se faire aider à transporter jusquà la maisonn ° 50, boulevart du Temple, une malle qui se trouvaitdéposée au coin des rues Chariot et de Vendôme, à laPorte du sieur Maréchal , marchand de vin. Lhommea oquel il sadressa ne le connaissait point alors ; mais il

reconnu depuis. Comme il portait la malle sans cro-chets, il assure quil fut obligé de se reposer trois fois,durant le court trajet qu avait à parcourir, tant iltrouvait sa charge pesante. Il estime que la malle pesaitcent cinquante ou cent quatre-vingts livres. Il sinformade ce quelle renfermait. Girard lui répondit quil li-gnorait ; que cétait un envoi que lui faisait sa femme.En ce cas, reprit le porteur, elle contient du plomb, duf er t °n des écus.

Quand ils furent arrivés, Girard dit au portier :