( 39 )
lettre ïe crime, et sur les individus soupçonnes d’yavoir participe'. C’est ainsi, et ainsi seulement, Mes-'Sïcurs, qu’iï nous sera possible de vous associer etde vous faire, en quelque sorte, assister, comme nousle de'si rons, à l’instruction qui a eu lieu en executionde votre arrêt.
Les dépositions de plusieurs habitants de la maison,Sa ns indiquer au juste ï’instant où ii était arrivé uneQtaiiedans l’appartement de Girard, donnaient la certi-tude qu’une malle y avait été portée un des trois ou quatrejours qui ont précédé le 28 juillet. Plus tard, il avait étéconstaté que c’était le samedi 25. Girard, qui était si maidans ses meubles, prit soin d’avertir le.portier de cet ac-croissement de son mobilier. Il voulait sans doute pré-venir par cette précaution les soupçons et les commen-taires. Il dit que jla malle renfermait du linge qui lui,e tait envoyé par sa femme.
Entre une et deux heures, il s’était adressé au desser-vant de la place de cabriolets de la rue de Vendôme,pour se faire aider à transporter jusqu’à la maisonn ° 50, boulevart du Temple, une malle qui se trouvaitdéposée au coin des rues Chariot et de Vendôme, à laPorte du sieur Maréchal , marchand de vin. L’hommea oquel il s’adressa ne le connaissait point alors ; mais il
reconnu depuis. Comme il portait la malle sans cro-chets, il assure qu’il fut obligé de se reposer trois fois,durant le court trajet qu’iï avait à parcourir, tant iltrouvait sa charge pesante. Il estime que la malle pesaitcent cinquante ou cent quatre-vingts livres. Il s’informade ce qu’elle renfermait. Girard lui répondit qu’il l’i-gnorait ; que c’était un envoi que lui faisait sa femme.En ce cas, reprit le porteur, elle contient du plomb, duf er t °n des écus.
Quand ils furent arrivés, Girard dit au portier :