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taire de la maison. Ii résulte de plus de la dépositionde cette dame que le monsieur qui accompagnait lajeune fille était de petite taille, qu’iï s’était donné pourVoncle de Joséphine , et qu’elle attendait une malle quiarriverait le lendemain ou ïe surlendemain. Morey ,confronté avec Milhomme, la femme Milhomme et ladame veuve Dulac, a été reconnu par eux pour le mon-sieur qui avait amené Nina Lassave ou Joséphine, etqui s’était annoncé comme son oncle. II les a reconnusaussi, mais il a soutenu n’avoir pas dit que cette jeunefdle était sa nièce. Milhomme a remarqué qu’aussitôtque la jeune personne eut appris l’arrestation d’unhomme qui l’intéressait, elle allait tous les jours cher-cher le journal. II paraît croire que c’est l’arrestation decelui qui se disait son oncle qui excitait ainsi sa sol-licitude; selon toute apparence, c’était l’arrestationd’un autre homme, et cet homme c’était Fieschi.
La malle a été représentée à Milhomme et à Morey;ils l’ont l’un et l’autre reconnue pour celle que I)u-hromet avait apportée le jeudi 30 juillet. Le portierde la maison qu’habitait Fieschi, sur le boulevard duTemple, a pareillement reconnu dans la malle saisiechez la fille Lassave celle qui avait été apportée chezFieschi le samedi 25 juillet, et qu’il en avait vu sortirle mardi 28 au matin. La dame veuve Ilicher, qui habi-tait la même maison et qui avait vu aussi emporterla malle le jour de la revue, a cru également la recon-naître dans celle qui lui a été représentée.
En cet état de la procédure, il demeurait établi quel’individu qui se faisait nommer Girard dans la maisonn° 50 du boulevard du Temple, était connu sous lenom de Fieschi dans le quartier du Jardin du Roi;qu’il était en relation intime avec la fille Nina Lassave