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canons provenant cïes magasins de ï’Etat, rebutés parf’autorité militaire, puis redressés par un serrurier ouun mécanicien pour être livres ensuite au commerce}sorte d’industrie nouvelle qu’explique, mais ne justifiepas, une âpre soif du gain, car de tels fusils doiventpresque nécessairement éclater dans les mains de ceuxqui en font usage.
L’expert signala en particulier les canons numérotés19 et 23, comme portant encore, nonobstant le redres-sement et ia réparation, ïes traces des coups de tranchedonnés dans les arsenaux de l’Etat pour en marquerle rebut.
Le même jour, à neuf heures du soir, le sieurBury, quincaillier, marchand d’armes, demeurantrue de l’Arbre-Sec, n° 58, comparut spontanément de-vant fe procureur du Roi. Ayant appris que l’attentatcommis ïa veiüe sur ïa personne du Roi et sur soncortège avait été exécuté au moyen d’une batteriecomposée de canons de fusil, il avait pensé que cescanons, dont on disait que le nombre était de vingt-quatre, pouvaient provenir d’une vente qu’il avait faiteie samedi précédent; if déclara, en conséquence, toutce qu’il savait à ce sujet, et diverses personnes furentassignées pour déposer sur les faits, énoncés en sadéclaration.
Il fut constaté que plusieurs semaines avant fe 28juillet) l’un des témoins dit trois semaines, et un autresix) y un individu de 'petite taille, maigre, basané , âgéd’environ 36 a 40 ans , vêtu d’une redingote bleue, etcoiffé d’un chapeau gris , s’était présenté chez fe sieurMeunier, armurier, demeurant quai de la Mégisserie,n° 46, et lui avait demandé à acheter des canons defusil de munition; il ne dit pas quel nombre il voulait