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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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saisie chez la fille Lassave ; elle à affirmé que cétait lamême dans laquelle elle avait placé ïcs canons de fusilvendus à Alexis ou Girard . Pour prouver son asser-tion, elle a indiqué, dans lintérieur de ia malle, lestaches dhuile produites par les bouts graissés de quel-ques canons. La malle nétait pas de la même lon-gueur que les canons \fai été, dit ïa dame Bury , obli-gée de les mettre obliquement et de les forcer un peu;jeles ai contrariés ; c f est bien cette malle- . Un des canonsde fusil delà machine a été en effet posé dans ïa maïïe,et il a é^ reconnu quon ne pouvait ly faire entrerquen le plaçant un peu de travers; les canons ontenviron deux pouces de plus en longueur que linté-rieur de cette maïïe.

est difficile darriver à plus dexactitude dans uneinformation. On était parvenu, en retrouvant litinéraireexact de ïa maïïe qui avait servi de véhicule aux prin-cipaux instruments du crime, à découvrir par quellesmains eïïe avait successivement passé, et cette décou-verte devait puissamment contribuer à faire connaîtreïés compïices apparents de lattentat.

Pour ne plus revenir sur ce qui concerne ïa maïïe,nous devons dire ici que Fieschi lavait achetée auTemple, chez un marchand fripier nommé Beaumont,ïe 24 juillet dans ïaprès-midi, et vint en prendre livrai-son le lendemain matin, accompagné dun homme dontfe signalement et ïes vêtements étaient sembïabïes ausignalement et aux vêtements de Morey. Le 24 juilletFieschi avait donné 20 sous darrhes ; ïe 25, il a payéïa malle 11 francs, et ïa fait transporter chez ïe quin-caillier. Bury par le commissionnaire Pessain. Beau-mont a déclaré, en voyant ïa maïïe qui lui a été repre-

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