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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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prendre sur les circonstances de temps qui ne sont pré-sentés à notre pensée que par des rapports de successionou de simultanéité. Si les témoignages concordentquant aux circonstances de lieu et daction, et si la di-versité du temps auquel elles sont rapportées niin-piique avec elles aucune contradiction, cette diversitéest inconcluante, elle peut être négligée et ne sauraitatténuer la probabilité qui résulte de la concordancedes témoins en ce qui concerne les faits quils rap-portent.

Relativement au signalement des personnes, il con-vient de distinguer les signes qui ne se composent, enquelque sorte, que de nuances, de ceux qui, comme lahauteur de la taille, les apparences de lâge, la couleurdécidée de la chevelure, celle des vêtements, la formeet la nature de la coiffure, forment des circonstancessaillantes sur lesquelles ceux qui ont réellement vune peuvent guère différer. La diversité des témoi-gnages sur les premières de ces choses ne saurait affai-blir leur concordance sur les secondes, ni infirmerprobabilité qui en résulte; mais ici toutes les ombress ? évanouissent devant la lumière qui jaillit des aveuxcirconstanciés de Fieschi; cest ce qui vous sera dé-montré par la suite de ce rapport.

En cet état de la procédure, les rapports de confianceentre Fieschi etMorey semblaient suffisamment établispar la découverte de la malle commise aux soins decelui-ci, et par ses relations, actuellement bien cons-tantes , avec Nina Lassave. Dun autre côté, les témoinshabitants de la maison, n° 50, boulevart du Temple, etqui avaient vu venir chez Fieschi le seul hommequil reçût dans ses appartements, disent que cethomme, quil appelait son oncle f pouvait avoir une